Diastasis abdominal après l’accouchement : faut-il s’inquiéter ?
Au cabinet, je reçois de plus en plus de jeunes mamans davantage focalisées sur la potentielle existence d’un diastasis entre leurs grands droits que sur la fonctionnalité globale de leurs abdominaux.
Et pour cause : on ne peut pas leur en vouloir ! Les réseaux sociaux pullulent de fausses informations et de programmes miracles censés permettre de « refermer » cette béance.
Le diastasis, un phénomène naturel
N’oubliez pas que le diastasis est un phénomène naturel. Il correspond à l’étirement des muscles abdominaux, qui permet notamment à l’utérus de prendre suffisamment de place pour accueillir et protéger votre bébé pendant la grossesse.
Il faut simplement comprendre qu’un élastique qui a été étiré pendant plusieurs mois ne peut pas reprendre sa forme initiale de façon instantanée.
De plus, chaque corps suit son propre rythme. Certaines femmes verront leur diastasis se réduire naturellement sans même y prêter attention, tandis que d’autres auront davantage de difficultés.
Quand faut-il s’inquiéter ?
La majorité des diastasis de 1 à 2, voire 3 cm, sont tout à fait réversibles, à condition d’y associer une petite dose d’exercices réguliers et de ne pas entretenir certaines habitudes qui peuvent être défavorables.
Il ne faut pas non plus confondre esthétisme et fonctionnalité. La plupart du temps, les abdominaux remplissent parfaitement leur rôle d’un point de vue musculaire, même lorsqu’un diastasis persiste.
Dans certains cas particuliers, notamment lorsque le diastasis est important et entraîne une gêne fonctionnelle ou esthétique significative, la chirurgie peut être une option à envisager.
Quand mon diastasis va-t-il se refermer ?
Le résultat dépend avant tout de la régularité des exercices. Il est important de poursuivre les exercices entre chaque séance de kinésithérapie afin de favoriser une progression régulière.
Pour autant, pas de pression à avoir ! Et surtout, on ne compare pas son ventre avec celui de la voisine.
Pour certaines femmes, quelques semaines peuvent suffire pour constater une évolution. Pour d’autres, il faudra plusieurs mois pour obtenir le résultat souhaité.
L’important est de respecter son propre rythme et de se concentrer sur deux ou trois exercices basiques que vous pouvez faire évoluer avec le temps.
En résumé
Lorsque l’on a un diastasis, on ne panique pas !
Le premier réflexe à adopter est de consulter votre **kinésithérapeute spécialisée en rééducation abdomino-pelvienne.
